Accident domestique : sur la route des urgences
Les pompiers viennent aider un jeune homme empalé sur sa machine à laver pour le conduire aux urgences.

Suite à un bête accident domestique, incapable de me libérer seul, j’appelle les pompiers pour venir à mon secours. Ils arrivent vite. Très vite. Et je les en remercie. Attention, si vous êtes sensible et que la vue du sang vous met mal à l’aise, ne lisez pas la suite.
Ils sont trois pompiers fort sympathiques. La main empalée sur le crochet de fermeture de la machine à laver, je les salue avec soulagement. Bien que coincé là depuis moins d’une dizaine de minutes au total, outre le ridicule de la situation (cela fait un bail que j’ai vendu mon ego sur eBay, mais cette petite chose a tendance à repousser), à force de tripoter la main dans l’espoir de me libérer, ce petit bout de plastique commence à faire un peu mal.
Les trois pompiers se penchent chacun son tour sur le problème. Je leur indique le sens probable du crochet de fermeture de la machine auquel je suis accroché, mais j’avoue ne pas en être réellement certain. Les secouristes se succèdent chacun leur tour autour de ma main prise dans ce piège improbable. Ils échangent leurs points de vue sur la question, et me proposent d’essayer de retirer la main en forçant. Aucun d’entre nous ne connaît la taille de la partie enfoncée dans ma chair. Je pense à un demi-centimètre, mais j’avoue ne m’être jamais intéressé à cette partie du mécanisme de la machine qui lave mon linge plusieurs fois par semaine depuis plusieurs mois déjà. Un bon point : la machine est quasi-neuve et maintenue dans un état de propreté tout à fait convenable. C’est dans ces cas-là que l’on remercie le Ciel d’avoir une chance d’échapper à une septicémie !

La décision est donc prise : les pompiers vont tenter de retirer ma main de force, tout doucement, en essayant de suivre la forme du crochet pour limiter les dégâts. Ils sont deux à me saisir la main fermement, appliquent un spray (désinfectant ? désensibilisant ?) et tentent, millimètre par millimètre, de me retirer la main du piège. Leurs gestes sont fermes, sûrs. Leurs voix se veulent rassurantes. J’avoue ne pas regarder ce spectacle. Si je m’évanouissais à la vue du sang, la douleur aidant, je risquerais sans doute de faire encore plus de dégâts sur la plaie qui semble beaucoup plus profonde que prévu. Finalement, cependant, le crochet lâche prise. Ouf. Il était temps !

Rapidement, mes libérateurs me pansent la main. Je leur demande s’il me suffit de prendre rendez-vous chez le médecin pour me faire recoudre. Les pompiers préfèrent cependant m’amener aux urgences, toutes proches, compte tenu de la profondeur de la blessure, près de deux centimètres de profondeur. Ils auront de quoi la nettoyer, de la refermer et de la traiter correctement. Sur la route des urgences, ils me font part de leurs interrogations au moment d’arriver : n’ayant encore jamais rencontré un tel accident domestique (c’est officiel, je suis unique !), ils s’étaient demandés, en chemin, comment ils allaient procéder : leur faudrait-il découper la machine à laver sur place ? leur faudrait-il me faire descendre les quatre étages avec la machine à laver pour nous emmener tous deux à l’hôpital directement sur la table d’opération ?
Nous nous quittons donc là, aux urgences. Les soldats du feu me laissent en chaise roulante à proximité du cometeoir des admissions, après m’avoir enregistré. Je les remercie pour leur rapidité, leur efficacité, et leur bonne humeur. Il faut sans doute un sacré sang froid pour ne pas éclater de rire face au ridicule de mon accident.
La suite demain… si vous le voulez bien !
Réactions des lecteurs
Il y a 3 réactions pour l'article Accident domestique : sur la route des urgences.
K a écrit le 10 janvier 2008 à 11:15 :
Je l’ai déjà dit sur le mini-chat, je me demande comment tu as pu enfoncer un tel crochet (qui n’est pas pointu) aussi profondément dans la main. Il a fallu une force énorme !!!
Jerry a écrit le 10 janvier 2008 à 16:33 :
Hey! J’ai presque la même machine à laver… Avec le même crochet effrayant! Je ne la regarderai plus jamais du même oeil, maintenant…
ralphy a écrit le 11 janvier 2008 à 2:01 :
K, il paraît que je me transforme en grand bonhomme vert ultra musclé lorsque je m’énerve… Ceci explique peut-être ma force herculéenne ?
Jerry, sois gentille avec ta machine à laver. Il serait dommage que tu t’énerves et que tu te retrouves empalée dessus. C’est tout à fait désagréable, comme sensation, de se sentir pris au piège de… sa propre bêtise. Note par ailleurs que la forme spécifique de ce crochet empêche de le sortir aussi « facilement » qu’un hameçon de pêche, ce crochet-là ayant flutôt la forme d’une (demi) flèche, de sorte que le sortir de la chair consiste à forcer le passage dans le sens inverse…
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