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Bachelor : un autre « Je nique sur Meetic » ?

J’ai regardé dix minutes de Bachelor hier soir, sur M6. J’avais dévoré la saison 1, regardé d’un œil critique la saison 2 et fait l’impasse sur la saison trois.

Bachelor<br /> Saison 4 (M6)Bachelor<br /> Saison 4 (M6)

Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette émission, il s’agit de mettre un jeune homme bien sur tous rapports face à des jeunes femmes célibataires en quête du Prince Charmant. Chaque semaine, le Bachelor passe des soirées et fait diverses sorties en compagnie de ces jeunes femmes, puis élimine celles qui lui plaisent le moins. Si les premières semaines, les sorties se font en groupe, les éliminations sont nombreuses, au fur des semaines, les journées deviennent plus personnelles, plus rapprochées ; les soirées plus intimes…

La première saison, il y a deux ans, était une découverte sympathique : le principe, nouveau en France, valait le détour, un intérêt un peu voyeuriste, certes, un peu intrigué, aussi. Bref, puisque la téléréalité fait désormais partie du paysage audiovisuel, pour se tenir au fait de ce qui se fait, sous prétexte de culture générale, on s’informe. Point.

Il n’empêche que le premier Bachelor avait un quelque chose de gentleman, une façon d’être respectueuse de ces quelques femmes préparées à sa rencontre. La mise en scène, la préparation de l’émission, la post production semblaient aller dans le sens « glamour » de l’ensemble, même si, je n’en doute pas, le monsieur a dû en profiter un peu plus que la moyenne…

Sandra Lou<br /> (Sandra Bretonès)Quant à Sandra — ah ! Sandra ! — elle nous a apporté cette petite pincée de mélodrame des plus passionnées, criantes de vérité, de franchise, de spontanéité rares, bluffantes, impressionantes. Des plus touchantes ? Dommage que ses compétences d’animatrice de télévision ne soient pas à la hauteur de son charme naturel. Mais à force de travail, le métier rentre.

La saison deux était instructive à plus d’un point : cette fois-ci, un opportuniste en a profité pour… profiter de ce harem qui s’offrait à lui. De la classe ? Aucune. Des filles en furie ? Toutes. Il n’avait qu’à se baisser pour baiser, si je peux me permettre cette expression volontairement vulgaire. « Oui, mais tu comprends ma chérie, si je couche avec chacune d’entre vous, c’est pour vous essayer toutes. C’est important d’être sûr. » Si je sortais ce type d’argumentaire en rendez-vous galant, ce n’est pas une simple giffle que je me prendrais… Mais voilà, lui, il y arrivait. Salaud au possible, dénué de charme, d’intérêt, et pourtant. Chapeau bas, Monsieur !

Oh, mais il n’était pas le seul manipulateur de l’histoire ! Comment peut-on faire un Bachelor quand on vient de rencontrer quelqu’un envers qui on commence à développer des sentiments, comme l’une des candidates du jeu ?…

Alors, après avoir vu deux « extrêmes », deux manières de filmer, de monter l’émission, l’intérêt de cette troisième saison me semble plus limité… D’ailleurs, les dix mintues d’hier m’ont fait froid dans le dos : le type embrasse l’une des candidates, ils se projettent dans l’avenir… alors que lui, le refera encore avec les autres. Ca me paraît particulièrement hypocrite.

Je ne sais pas, moi… peut-on être sincère dans ce genre de conditions ? S’embrasser, coucher ensemble (quitte à être vieux jeu, voire totalement « has been ») me paraissent être des actes suffisamment intimes pour ne pas les partager avec plusieurs personnes à la fois. Ca me semble être — suis-je donc naïf ? — l’expression de sentiments (pas nécessairement de l’amour, va pour de l’affection !) que je conçois mal entretenir avec plusieurs personnes à la fois.

Mais bon. La télévision me fait passer pour un être dépassé. Soit. Peut-être ferais-je mieux de suivre l’exemple de « Je nique sur Meetic » ? Voilà. C’est fait. Je viens de m’inscrire sur Meetic. Bon, là, « juste pour voir. » Mais voir quoi donc ?!


Réactions des lecteurs

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cacahuète a écrit le 24 mars 2005 à 22:01 :

Je dois être une arriérée complètement ignare en télévision. Honte à moi je ne connais point le bachelor. Ni saison 1, ni 2, encore moins 3…
A vrai dire ce genre de truc, bof bof, très peu pour moi.
Bon je ne nique pas sur Meetic non plus…et n’ai pas la moindre intention de m’y inscrire.

Je suis irrécupérable ? je sais ;)).

bizzzz !!


nathy a écrit le 25 mars 2005 à 12:26 :

T’inquiète pas cacahuéte, on peut très bien vivre sans le bachelor et on n’est pas non plus obligé de s’inscrire sur meetic ;-)


Aure a écrit le 14 avril 2005 à 5:36 :

Alala… je suis bien d’accord avec toi, cette emission( que je ne connais pas tre bien mais certaines choses sautent aux yeux quand meme…) perpetue des cliches quant a la seduction et aux rapports entre les sexes, peut etre aux debuts  »glamour » et assez romantiques mais au final sexistes et enfermant chaque sexe dans son role stereotype.. disons stop a ces emissions qui perpetue des cliches nuisibles et nous conditionnent!


ralphy a écrit le 14 avril 2005 à 17:47 :

Attention, Aure, à ne pas non plus trop caricaturer une émission comme le Bachelor, dont une version féminine (une femme, vingt prétendants) a été diffusée sur une chaîne câblée en France (Teva.)

Je ne suis pas certain qu’avoir un harem de vingt jeunes femmes prêtes à (presque) tout pour séduire l’unique mâle soit une situation commune. Difficile alors de parler de stéréotype. C’est plutôt une situation assez exceptionnelle, du moins, me semble-t-il.

Néanmoins, je trouve dommage que l’on qualifie de gentleman un homme qui n’hésite pas à « tester » toutes ces dames, autant physiquement que sur leurs sentiments. Certes, là encore, je suis réducteur, je caricaturise à mon tour… il n’empêche que si l’émission reste amusante à regarder, je crains juste pour le mauvais exemple donné à ceux qui sont en quête de repères amoureux, comme les adolescents…


Sasa-la-loute a écrit le 19 avril 2005 à 12:02 :

Bonjour,

Pour ma part, j’avais suivi la saison 1, captivée par l’attrait de la nouveauté, et complètement zappée la 2 (je m’occupais à l’époque d’organiser mon mariage !), alors que retrospectivement le Steve en question avait l’air gratiné. Je suis tombée sur la saison 3, et depuis je suis assidument ces aventures télévisuelles d’un genre particulier. Pour ma part je fais quasiment abstraction du fait que l’émission est en principe composée de  » vrais gens ». Car la scénarisation est si extrême, les personnages tellement caricaturés, pousssés au ridicule, que l’on peut pas appeller ça de la téléréalité. Le + incroyable pour moi, notamment lorsque l’on compare par rapport aux émissions originelles américaines, c’est la sélection des minettes par M6 : des filles aux moeurs légères ou complètement cyniques (travaillant déjà dans l’audiovisuel, ou souhaitant y travailler, comme l’émouvant Sandra de la saison 1), face à un gars attractif, bien roulé certes, mais surtt de bonne famille, poli et bien élevé.

Et ils réussisent à faire arriver en finale 2 personnags diamétralement opposés : d’un côté l’alter ego du bachelor (fille à papa ultra protégée, qui présente bien et a fait de bonnes études de commerce) et de l’autre son négatif (bonne vivante à la cuisse légère, représentante de la positive attitude et de la France d’en bas raffariennes).

C’est proprement incroyable, et j’en ai fait l’objet de mon 1er blog (contribution modeste que vous pouvez consulter).


ralphy a écrit le 19 avril 2005 à 21:52 :

La production de M6 a entièrement scénarisé LOFT STORY et a choisi les candidats en fonction du scénario retenu. Les personnages étaient créés avant le casting, de même que leurs dialogues. Le choix consistait donc à sélectionner les candidats qui seraient susceptibles de jouer le scénario ainsi préparé à l’avance, sachant qu’ils n’en avaient pas le script : ils n’en avaient nul besoin, puisqu’ils jouaient leur propre rôle.

Les candidats de toutes les « télé-réalités » sont choisis probablement selon des critères liés à la scénarisation. Au-delà de ça, et on le voit bien dans des émissions telles que L’ÎLE DE LA TENTATION où les scènes sont suggérées plus que montrées, le montage final montre bien un côté particulier des personnages, qui pourrait même être très différent de ce qu’ils sont « en réalité. »

Oui, regarder LE BACHELOR comme une télé novela est une manière de faire intéressante.


ralphy a écrit le 20 avril 2005 à 15:17 :

J’en ai profité, Sasa-la-loute, pour ajouter ton blog à mon blogroll Blogs sexe.


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