Un blog sexo politico correcto

Le fantasme du fouet de la maîtresse d’école

Du fantasme de la correction et du fouet de la maîtresse d’école.

Une jeune femme en tailleur, baguette à la main, tableau vert d'école au fond

À lire certains commentaires, j’ai parfois l’impression que certains lecteurs de votre blog favori le lisent dans l’unique but de me mettre en défaut par la mise e évidence de fautes d’orthographe ou de grammaire dans ma prose. Ce serait comme pour assouvir un fantasme sadique de la quête du pouvoir, celui de la maîtresse d’école qui fouette ses élèves après une dicté pleine de fautes.

Qu’est-ce qui me fait penser à cela ? Disons que certains commentateurs se limitent presque exclusivement à ce genre d’interventions :

esca-BEAU (on se demande bien pourquoi, d’ailleurs ^^) et guet-apens….

Bien entendu, je pourrais à mon tour rétorquer à mon interlocutrice (car ce sont essentiellement les femmes qui me corrigent) des paroles agressives sur la base de majuscules en début de phrases, de l’utilisation des guillemets, ou encore faire des considérations existentielles quant au nombre de points dans les trois points de suspension. Mais ce serait petit et je ne souhaite pas m’abaisser à ce genre d’attaques en dessous de la ceinture. Aussi, je ravale ma fierté et je corrige, en remerciant mes lecteurs pour leur vigilance.

Mais cela provoque quelques jalousies, comme en témoignent ces réprimandes de la part d’une amie lectrice et tchatteuse :

ELLE : J’avais oublié de te signaler, au sujet de ton message sur le minitchat : « momentanément » (un seul « n » après le « é »).

MOI : Hum… Merci…

ELLE : Et « la gêne occasionnée » (« e » à la fin).

MOI : Je vais tâcher de le corriger demain. Ça te travaille, hein, de me fouetter !

ELLE : Oui, tu le mérites. Surtout après avoir écrit à [une autre lectrice] que c’était elle qui corrigeait tes fautes, alors qu’une grande partie du mérite me revient à moi. Alors là, je dis stop.

MOI : Oh purée !

ELLE : Quoi encore ?!

MOI : Jalouse de ne pas être la seule à me fouetter. C’est fou, ça !

ELLE : Bon, j’admets à la limite que d’autres que moi te fouettent. Mais qu’elle ne soit pas la seule à être remerciée !

MOI : Mais vous avez toutes les deux (mais pas seulement vous deux) un véritable problème, hein, à vouloir corriger les autres !

ELLE : On ne veut pas les corriger, on veut les aider.

MOI : Note que j’apprécie que vous me corrigiez (pardon, « aidiez »), mais c’est plutôt dans l’optique d’une amélioration, non dans une optique de souffrance.

ELLE : En réalité, c’est effectivement dans un but d’amélioration. Tu le sais, j’espère ! Ça fait plus sérieux, sans faute d’orthographe.

MOI : Ceci dit, je n’avais pas conscience que tu pouvais devenir jalouse d’une autre de mes maîtresses (d’école) ! Comme quoi, les relations virtuelles ne sont pas dénuées d’émotions réelles !

ELLE : Quoi, quoi, je ne suis pas ta seule maîtresse ?! Tu me fais des infidélités ?! Les bras m’en tombent !

MOI : Tiens, d’ailleurs, les maîtresses d’école (les maîtres aussi, d’ailleurs) doivent avoir une sacrée personnalité pour continuer à enseigner à des enfants qui ne leur témoignent pas toujours la reconnaissance qui devrait être la leur à leur égard.

ELLE : Je pense que plus les élèves avancent en âge, plus on doit avoir des extrêmes. Les petits enfants doivent encore être beaucoup dans l’affectif avec leurs maîtresses d’école ; les adolescents aussi, encore, apparemment. Donc il doit quand même y avoir des retours de reconnaissance. Tout comme des manifestations hostiles à l’occasion.

Cela me fait penser que l’un de mes camarades de collège était follement amoureux de l’une de ses professeurs d’histoire-géographie, et qu’il envisageait absolument que cet amour puisse un jour devenir mutuel.

Bref, faut-il voir, dans la correction, un acte d’affection bienveillante ou bien un acte d’agression sadique ? Quelle âme bienveillante ou sadique sera-t-elle la première à me fouetter, aujourd’hui ?


Réactions des lecteurs

Aucune réaction, soyez le premier à réagir ! pour l'article Le fantasme du fouet de la maîtresse d’école.

Alucard a écrit le 31 janvier 2008 à 18:48 :

Vigilente avec un « a »

Espèce d’illétré,t’aime ça ! pas vrai? te faire fouetter comme une chienne!.

Qu’ai-je fait?aurais-je révélé mon fantasme?


Caline a écrit le 31 janvier 2008 à 18:49 :

Bah si on ne peut plus rigoler… J’écris ce genre de commentaire quand je n’ai rien à dire. Mais j’avoue que les erreurs lexicales me chatouillent, c’est plus fort que moi! Et n’aie pas peur de me citer ^^


Alyssa a écrit le 31 janvier 2008 à 19:38 :

comment je déteste ça moi aussi qu’on me fasse remarquer mes fautes ! c’est super énervant ! (professeuse, on dit une « professeuse »!)


Caline a écrit le 31 janvier 2008 à 19:45 :

Baaaaaaaaaaaah professeuse c’est moche! Et oui, c’est dans un souci de progression qu’on le corrige *bisou*


ralphy a écrit le 1 février 2008 à 0:13 :

Alucard > J’ai pourtant fait exprès de laisser au moins une faute dans l’article en guise d’appât, mais tu ne l’as pas relevée, celle-ci… ;-)

Caline > Voici qui est fait, les plus soumis des lecteurs te viendront rendre visite directement depuis le corps de l’article, par un simple clic.

Alyssa > Note que je ne déteste pas que l’on me corrige mes erreurs. Mais disons que quand cela prend le dessus sur tout le reste, cela commence à devenir quelque peu… décevant, dans une relation, aussi virtuelle puisse-t-elle être. Pour ce qui est de la féminisation de la langue française par l’ajout de mots féminins pour qualifier certaines professions, tu ne me feras pas dire « professeuse » ou « doctoresse », car, tout comme pour les Lego de couleur, j’y suis farouchement opposé. Avant, je jouais aux Lego tout jaunes. Désormais, les enfants peuvent devenir racistes dans leurs jeux. Je ne trouve pas cela être un progrès. Il en va de même avec la féminisation des termes qualifiant les professions. Avant, on exploitait un terme générique. Désormais, il faudrait le rendre spécifique au sexe. Je m’y refuse. C’est une forme de sexisme latent que je combats farouchement. « Das Fraulein « ne semble pas gêner les Allemands, alors que pour une demoiselle, le genre de ce mot n’est pas féminin, mais neutre. Cela montre bien que les règles d’une langue sont souvent arbitraires, et ne doivent par conséquent pas servir une cause, même la cause féministe, car c’est déplacer un combat qui n’a pas lieu d’être sur ce type de terrain.


Réagir à cet article

Tchat

Discutez en direct sur ce tchat gratuit où vous pouvez vous exprimer à loisirs, dans un français correct, dans le respect des autres et des lois en vigueur.

Vocabulaire

Les définitions suivantes vous aideront à mieux comprendre l'article ci-contre :

Tchat : Le tchat est une forme de communication textuelle temps-réel via Internet au moyen d'un clavier via un logiciel de messagerie instantanée.

Abonnement

Ne ratez plus aucun article de Les perles du chat en vous abonnant gratuitement aux flux d'information du site :

Articles (flux RSS)

Commentaires (flux RSS)

De plus, vous pouvez suivre l'actualité de Les perles du chat en temps-réel sur Twitter.

Par ailleurs, vous pouvez discuter en temps-réel sur le tchat gratuit de Les perles du chat avec les autres visiteurs du site.

Enfin, pour ne rien rater des blogs sexy, consultez Blog Sexe, la revue de blogs sexy.

  • Catégories

  • © 2004-2009 Les perles du chat • Tous droits réservés • Informations légalesConfidentialitéGlossaire du tchat