Maigrir, est-ce perdre une part de soi ?
Maigrir, perdre du poids, est-ce perdre de son identité ?

Vous le savez, j’ai entamé un régime. Malgré quelques excès (et les excès, on en a aussi besoin pour mieux apprécier l’intérêt des périodes de diète), ma cellulite disparaît peu à peu, le rythme initialement prévu des 3 Kg (ou 6,6 livres) par mois sur six mois sera par conséquent tenu. Enfin… j’espère.
Je comprends que les premières semaines peuvent apparaître comme étant les plus spectaculaires, et le régime hypocalorique, à base de légumes essentiellement, pour lequel j’ai opté et qui semble déjà donner ses premiers fruits (les plus perspicaces auront noté le jeu de mots au raz des paquerettes, mais je vais tout de même le mettre en évidence pour les quelques assoupis : des légumes qui donnent des fruits… oh, le gros lourd que je peux-être… d’où le régime !), sera accompagné dans les semaines à venir d’exploits sportifs. Relativisons quelque peu : j’envisage juste de me mettre au jogging, dans un premier temps 30 minutes de course à pied le long du canal trois fois par semaine. Notez bien qu’il ne s’agit pas ici — pour une fois ? — de remettre la pratique du sport au lendemain. J’ai récemment investi dans un jogging fort agréable, un t-shirt assorti et des chaussures spécifiques à cette pratique du sport. Le problème vient d’ailleurs des chaussures : après quelques centaines de mètres à peine, des ampoules des plus désagréables me rendent temporairement handicapé, limitant fortement mes déplacements à pieds. J’ai donc décidé de remettre la pratique du sport à un moment où je saurai de nouveau marcher…
Ceci étant dit, en maigrissant, j’en suis à me poser des questions : reste-t-on encore soi-même en se débarrassant de ces kilos superflus ? Ces kilos sont-ils juste un poids, ou bien font-ils partie intégrante de soi ?
Quand j’ai terminé mes études, je pesais 65 Kg (143 livres). Douze ans plus tard, il y a quelques semaines à peine, j’en faisais près de 94 (207 livres) ! Mais suis-je réellement différent ? Certainement. Enfin… partiellement différent. Mais cette différence est-elle liée au poids ? Outre que j’ai dû me résoudre à porter des pantalons ou des chemises plus larges, et qu’en place des joues creusées, mon embonpoint naissant disparaissant à vue d’œil se laisse deviner sur mon visage, même mes premières rides d’expression qui apparaissent ci-et-là ne me rendent pas très différent de celui que j’étais.
D’ailleurs, je constate avec intérêt avec tristesse que la disparition d’un être cher est l’occasion de remettre à plat pas mal de choses (d’où sans doute l’apparition des tensions à ces moments-là), et incite à (re-)prendre contrôle de sa vie. Mais est-ce réellement lié ? Ma décision du changement est antérieure à ce triste événement. Cette décision est donc renforcée, sans être opportuniste ni — je l’espère — éphémère, s’inscrivant dans la durée dans une logique de remise en question de soi ; la volonté profonde de devenir le maître de sa vie.
Le plan pour l’avenir ? Maintenant que je me sens mieux, finir de redevenir celui que j’étais avant de tomber malade. Ensuite, m’améliorer. On dirait finalement que ces kilos superflus ne font décidément pas partie de moi. Par conséquent, je ne peux, en perdant du poids, que rester moi-même. En mieux ? On verra.
Réactions des lecteurs
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K a écrit le 12 février 2008 à 10:10 :
Salut
Content de te revoir !
J’allais répondre à ta question du début de l’article mais je vois que tu y as répondu.
Concernant les chaussures, je trouve bizarre qu’elles te filent des ampoules. Normalement ce genre de tennis c’est comme des chaussons ! Ou alors elles sont trop petites.
Je n’ai eu des ampoules que dans des chaussures de rando (ou dans des rango de l’armée)
Caline a écrit le 12 février 2008 à 11:36 :
Alors là tu as tout mon soutien! Par contre on ne peut pas toujours redevenir ce qu’on était avant (voir mon blog). Mais se sentir mieux, bouger librement, pouvoir courir sans balotter et respirer aisément, là, quelle victoire!!
M. a écrit le 12 février 2008 à 13:55 :
Pour les ampoules : pansements seconde peau (compeed par exemple), double paire de chaussettes, mais avant tout chaussures faites au pied, et ça ira tout seul !
Bon courage.
M.
Jerry a écrit le 13 février 2008 à 12:42 :
Bien sûr, en perdant du poids on perd une part de soi! Mais c’est souvent pas la meilleure… Au contraire. Et ça fait du bien de s’en débarrasser, comme si quelqu’un avait été pendu dans ton dos depuis longtemps sans que tu puisses le décrocher. Le poids qu’on porte, c’est souvent le poids des soucis…
A une époque, j’ai perdu 15 kg, et je me suis rendu compte ensuite que c’était presque un quart de mon poids d’origine… C’est vrai que ça fait tout bizarre d’avoir, comme ça, comme perdu un quartier de soi… Mais ça donne une sacrée confiance.
Bon courage pour ton nouveau « toi en mieux »!
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