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Planète Choc : Hypersexualité des nymphomanes

Découverte de l’hypersexualité de quelques nymphomanes racontant leurs aventures et déboires liés à leur dépendance pathologique au sexe.

Une jeune fille peu vêtue, renversée sur le lit, est prise en levrette par un homme habillé s'agitant derrière

Profitant de l’absence de mes parents chez eux, et pour me changer les idées du tchat, j’ai profité de ce moment de quiétude pour découvrir le paysage audiovisuel français. Et quelle découverte !

En zappant sur les 300 chaînes télé du câble — dont les deux tiers hors abonnement, dommage –, j’ai découvert la chaîne câblée Planète Choc. Cette chaîne de télévision thématique se propose de montrer des images et reportages qui marquent, qui sortent de l’ordinaire. Bref, de la trash TV plus ou moins améliorée comme je les aime !

L’autre soir, je suis ainsi tombé sur un reportage sur les nymphomanes, enfin sur des personnes ne pouvant s’empêcher d’avoir des relations sexuelles fréquentes. Non, pas fréquentes ! Quasi-permanentes. Le reportage, tourné au Royaume Uni (pour une fois, cela nous change des éternels Etats Unis d’Amérique!), a suivi et interrogé trois cas de dépendance au sexe.

La quarantaine bien entamée, une femme racontait comment elle avait découvert — stupéfaite — sa dépendance au sexe. Plus jeune, elle avait travaillé comme prostitué durant quelque sept ans. Sept ans à raison de sept jours sur sept, quinze passes par jour. Ensuite, elle a passé sa vie à séduire les hommes, puis les abandonner. « C’est terrible de se découvrir dans une ruelle sombre avec un homme derrière dont on ne connaît pas le prénom, dont on ne se souvient même pas de la forme du visage. » C’est ainsi que se passaient la plupart de ses relations sexuelles, sur le moment, sur le vif. Elle connaissait son interlocuteur depuis dix minutes, s’il était partant, ils avaient un rapport sexuel. Durant toute sa vie, cette femme annonce qu’elle a déjà fait le calcul et qu’elle a probablement connu quelque 100.000 (cent mille !) partenaires sexuels différents.

Au début, c’est une quête du pouvoir. Celui de mener par le bout du nez l’homme qui est en face d’elle, qui lui parle, qui la regarde, qui la désire. Elle aime ce jeu où elle a le pouvoir de dire oui, de dire non. Cependant, comment savoir que l’homme aurait succombé autrement qu’en disant oui ? Aussi, de fil en aiguille, elle passe d’un regard au flirt, du flirt à la relation sexuelle. A peine le rapport entamé, il ne l’intéresse plus. Elle avait juste besoin de cette irrésistible envie de ressentir du pouvoir sur un homme.

Mais voilà, aujourd’hui, elle en souffre. Avec son mari, qui la connaissait déjà à l’époque où elle était prostitué, elle a de plus en plus de mal à vivre une vie normale. Son mari supporte de moins en moins bien ses escapades. A force, elle a bien compris que le pouvoir ne lui appartenait plus, qu’elle n’était plus en mesure de se contrôler. Aussi, elle voit un psy, elle se soigne.

L’homme a quelque soixante-cinq ans. Célibataire, il habite une petite ville d’Angleterre. Oh ! Il veille à s’occuper de son corps ! « Les femmes sont hypocrites. Elles disent que le physique ne compte pas, mais en fait, il compte ! » confie à la caméra le Don Juan des temps modernes. Il pratique régulièrement la natation, surveille sa ligne et son alimentation. Chaque jour, il prend un bain de soleil.

Il rencontre les femmes sur Internet. Il en courtise trois en même temps. « Pour l’instant, elles me disent que c’est à moi de choisir, mais ce serait mon rêve que de coucher avec ces trois femmes en même temps. » L’homme multiplie les conquêtes. Elles s’enchaînent les unes après les autres. Il laisse entrevoir à la caméra sa collection de petites culottes, avouant qu’il ne se souvient plus à qui elles appartiennent. Ah, si, il y en a une dont il se souvient ! « Celle-ci appartient à la Californienne. Je m’en souviens, parce qu’elle m’avait dit encore récemment qu’elle avait égaré sa petite culotte dorée chez moi et qu’elle passerait la prendre un jour. » La Californienne, c’est une femme qui était venue spécialement de Californie chez lui pour le voir. Il était venu la chercher à la gare. Lui ne se déplace jamais.

Deux de ses anciennes maîtresses sont interrogées. « Il prétend chercher le grand amour, mais il ne fait pas une place suffisante dans sa vie pour une femme », confie l’une d’elles. L’homme présente sa chambre, dotée de deux lits. Après les calins, lui aime s’endormir. Alors, après les ébats, il attend que sa compagne s’endorme, puis met des boules quiès dans les oreilles et change de couche. Il ne veut pas être dérangé durant son sommeil, refuse d’entendre les ronflements de toutes ces femmes.

« Moi, je ne te ferai jamais souffrir. Si tu souffres, c’est uniquement toi qui te seras fait du mal », annonce le sexagénaire à ses conquêtes. Il a la conscience tranquille. Ces femmes sont déçues. Elles en attendaient plus. Une histoire. Elles ont eu tort. Il le leur explique. Aucune femme ne serait faite pour lui ? « Tant mieux ! » explique-t-il, il peut ainsi les avoir toutes. En attendant, entre deux conquêtes, il reste seul.

La trentaine déjà entamée, la jeune femme multiplie les séances photo dénudées, elle parle de sa vie sexuelle avec aisance, répond aux questions les plus indiscrètes des journalistes. La période d’abstinence la plus longue de sa vie ? Un mois. Elle avoue alors avoir pu sauter sur n’importe quel homme ou femme pour assouvir ses besoins. Son fantasme ? Faire l’amour à un infirme, un homme amputé d’un membre, qu’importe, n’importe lequel !

Une soirée libertine, la jeune femme s’avoue amoureuse. Elle connaît l’homme en question depuis à peine une heure. Avec son amie, consternée de voir les déboires sexuels de sa meilleure copine, elles rentrent en taxi. Le téléphone sonne. Est-ce lui ? N’est-ce pas lui ? Si c’est lui, c’est qu’il est amoureux, lui aussi ! Oh, si, c’est bien lui. Flûte, le téléphone ne sonne plus. La jeune femme explique qu’elle est capable de tomber amoureuse en dix minutes, mais que cette fois-ci, c’était très fort, intense, plus que sexuel. D’un autre côté, elle en doute. Elle se connaît. Elle est incapable de se satisfaire d’un seul homme. Elle fréquente jusqu’à huit hommes en même temps.

Au début, confie-t-elle, les hommes se moquent bien de savoir avec qui d’autre elle sort. Ils ont des rapports sexuels, tout va bien. Mais au fur et à mesure, les hommes en veulent plus. Ils parlent de sentiments, réclament l’exclusivité. Cela ne l’intéresse pas, elle. Mais là, c’est différent, elle veut y croire, elle y croit, même.

Un magazine masculin vient de lui confier une rubrique sur sa vie dépravée. Elle raconte qu’avec un copain, ils ont eu une terrible envie de faire l’amour. Cette fois-ci, un rapport sexuel à forte tendance sado-masochiste. Elle adore ça, avoir mal, et faire mal, durant l’acte sexuel. Elle l’étranglait, serrait sa gorge, serrait fort, il étouffait. Lui, il lui donnait une fessée, fort, très fort, de plus en plus fort, même. A force de fessée, la douleur devenant insupportable, elle a perdu connaissance. Elle a adoré cet acte sexuel. Le lendemain, par contre, elle était embêtée. Elle devait faire des photos, et vues les cloques qu’il y avait sur ses fesses rouges et qui sont restées durant des semaines, ils n’ont pu la prendre en entier.

Mais cette fois-ci, elle voulait y croire. Son ami travaillait dans le porno. Elle avait constamment envie de lui ! Ils faisaient l’amour, refaisaient l’amour, encore, encore et toujours. Et puis il a fini par ne plus pouvoir suivre, à ne plus pouvoir assumer ses besoins sexuels. Epuisé, le type l’a quittée au bout de quelques semaines. Seule, que lui reste-t-il donc ? Elle a peur. Elle se définit par le sexe, elle est connue pour le sexe, elle raconte ses histoires de sexe, elle en vit. Et si l’on enlève le sexe ? Il n’y a plus rien. Elle n’est plus. Elle est seule, elle pleure, elle a peur.


Réactions des lecteurs

Il y a 7 réactions pour l'article Planète Choc : Hypersexualité des nymphomanes.

Grr a écrit le 18 mai 2006 à 10:41 :

Ca donne pas envie en tout cas, même avec leurs jolies stats.


Jisse a écrit le 18 mai 2006 à 10:56 :

Résumé de la note de Ralphy pour les plus faignéants ;) :
 » « Profitant de l’absence de mes parents chez eux, [...] j’ai profité de ce moment de quiétude pour [...] multiplie les séances photo dénudées. » [...] confie à la caméra le Don Juan des temps modernes [...] Son fantasme ? [...] un rapport sexuel à forte tendance sado-masochiste. « 

Très intéressant comme sujet en tt cas..


Go-Go-Yubari a écrit le 18 mai 2006 à 11:04 :

Ah je n’ai pas le câble, en tout cas, intéressant que tu nous racontes çà… Personnellement , je n’ai pas le même rapport avec le sexe que ceux que tu as cité… Certaines en sont heureuses, d’autres moins, ensuite à voir ce qui se cache derrière tout çà…


patricia a écrit le 18 mai 2006 à 11:59 :

je remarque que les 2 femmes sont malheureuses de leurs situations et l’homme a l’air d’en être satisfait…


ralphy a écrit le 18 mai 2006 à 12:46 :

Grr, certaines maladies donnent lieu à des fantasmes qui n’ont en réalité rien d’enviable.

Jisse, je ne suis pas certain que le résumé soit fidèle, mais il donnera peut-être envie à certains de lire tout l’article ? ;)

Go-Go-Yubari, à part quelques perles ci-et-là, cela ne vaut pas le coup, la télé câblée. Ceci dit, cela permet tout de même de se laver le cerveau de tous les soucis, une séance de Jerry Springer Show est idéale pour cela.

patricia, peut-être que l’homme n’affiche pas ses propres peurs, répondant à un cliché où l’homme est macho et ne se plaint pas ? Le mari de l’ancienne prostitué est tout de même malheureux, tout comme tous ces messieurs amoureux de la trentenaire… À croire qu’on ne voit que ce que l’on veut voir…


Jisse a écrit le 18 mai 2006 à 16:51 :

Patricia > j’ai l’impression aussi qu’il y une différence de « niveau de maladie » entre le sexagénaire et les femmes présentées ici… il dit « courtiser trois en même temps », le rythme des autres à l’air bcp plus sévère et elles ne parlent mm pas de « courtiser »..


léa a écrit le 21 mai 2006 à 19:05 :

J’adore regarder planète choc.. Rassure toi il n’y a pas que des reportages comme ça.. Mais c’est une chaine geniale quand on s’ennuit !!


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