Rêves et duloxétine
Tous les médicaments peuvent avoir des effets secondaires, souvent qualifiés aussi d’effet indésirables. C’est notamment le cas de la duloxétine qui induit des rêves anormaux.
Effet secondaire intéressant avec une nouvelle molécule que le médecin m’a prescrite pour me soigner : quand j’oublie d’en prendre deux jours d’affilé, la deuxième nuit, j’ai des rêves particulièrement riches. Si je persiste à oublier plus longtemps, j’en arrive à acquérir la capacité de reprendre mon rêve là où il s’était arrêté après un court réveil. Dans la notice, ils qualifient cela de « rêves anormaux ». Loin de moi l’idée de le faire exprès ! Cela reste un médicament destiné à soigner, et non à faire des expériences psychédéliques dont les effets pourraient retarder la guérison ! Ceci dit, j’ai bien d’autres effets secondaires gênants, dont un très gênant entrelacement d’insomnies et d’hypersomnies dont je me serais bien passé.
Il paraît qu’il vaut mieux être jeune et bien portant que vieux et malade. Pfff… Il y en a qui ont de la chance !
Réactions des lecteurs
Il y a 4 réactions pour l'article Rêves et duloxétine.
RomanAge a écrit le 16 juin 2008 à 1:06 :
N’est-ce pas etonnant que ce soit quand tu ne les prend pas qu’il se produit de droles d’effets, plutot que quand tu les prend? Peut-on alors vraiment qualifier cela d’effets secondaires?
Avis d'un pharmacien a écrit le 16 juin 2008 à 12:49 :
Oui c’est normal. La duloxétine fait partie de la classe des inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline (ISRNA). Pour simplifier, cette molécule va amplifier l’effet des neurotransmetteurs que sont la sérotonine et la noradrénaline. La sérotonine est particulièrement impliquée dans la régulation de fonctions telles que la thermorégulation, les comportements alimentaires et sexuels, le cycle veille-sommeil, la douleur, l’anxiété ou le contrôle moteur. Le fait d’arrêter de prendre se médicament va provoquer un syndrome de manque dans l’organisme qui s’habitue à être suralimenté en sérotonine à cause du traitement. On arrive alors à avoir les effets inverses de ceux désirés ou des effets non attendus comme tes rêves érotiques par exemple. C’est pour ça qu’il ne faut JAMAIS arrêter brutalement un traitement antidépresseur, surtout si ça fait longtemps qu’on en prend (ça peut aller jusqu’au risque de tentative de suicide). Cordialement !
ralphy a écrit le 16 juin 2008 à 15:09 :
RomanAge : Comme l’explique Avis d’un pharmacien, il est tout à fait normal d’avoir des effets secondaires suite à l’arrêt brutal d’un anti-dépresseur du fait d’un effet de manque.
Avis d’un pharmacien : Je suis pleinement conscient des effets secondaires liés à un arrêt brutal d’un anti-dépresseur, ceci m’arrivant parfois lors d’oublis de renouvellement d’ordonnance, ou lorsque j’omets de revenir chercher les boîtes manquantes à la pharmacie avant un long week-end. J’essaye cependant d’éviter et de limiter ces périodes d’arrêt brutal et fais attention à éviter d’éventuelles situations de stress et relativise les idées auto-destructrices (et c’est difficile, surtout quand elles tournent en boucle dans la tête).
La Wikipédia anglophone (ça vaut ce que ça vaut, cette référence…) fait d’ailleurs état, au sujet de la duloxétine, d’au moins un suicide lors d’essais cliniques probablement lié à l’arrêt brutal du traitement (remplacement par un placébo).
Plus anecdotiquement, un épisode de New York Police Criminelle traite d’une affaire de meurtre par suicide provoqué par le remplacement d’anti-dépresseurs par un placébo.
Quoi qu’il en soit, merci de mettre en garde. Il ne faut jamais arrêter brutalement un anti-dépresseur.
Réalité du monde des rêves a écrit le 25 mai 2009 à 16:13 :
[...] j’ai changé le moment de la prise d’un médicament. Et ça n’a pas raté : mes rêves sont devenus particulièrement longs et intenses. De plus, je les garde très longtemps en [...]
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