Technique de drague : le baiser volé
Un homme m’envoie un baiser volé en privé sur le tchat. Ensuite, il se présente : 25 cm. C’est clair, j’ai à faire à un poète.
Tout à l’heure, sur un chat, je reçois un « kiss1 » en message privé. C’est un homme. Visiblement, il s’est trompé de destinataire. Je le lui indique. Il aime les hommes aussi, m’annonce-t-il en guise de réponse. J’aime les hommes aussi, lui explique-je, mais sans doute pas de la même manière que lui. Il me demande s’il me choque. J’insiste sur mon hétérosexualité, et lui explique que oui, un baiser volé comme ça, ça me choque, tout comme ça choquerait probablement tous les hommes et toutes les femmes dans ma situation. Ça ne semble guère le décourager. Au contraire, même.
Voici qu’il m’annonce avoir une excroissance de belle taille. Encore un qui tend sa queue en guise de présentations. Je le prie de cesser de m’importuner. Il semble très à l’aise dans cette situation. « 25 cm », se présente-t-il. Bien sûr, dans ce dialogue de taille, j’aurais pu à mon tour lui expliquer les problèmes liés à mes 20 centimètres de trop, mais je doute qu’il ait été très réceptif.
À quoi bon se résumer à un sexe, puisqu’il est de notoriété publique que les concombres sont meilleurs que les hommes ? D’ailleurs, même les hommes préfèrent ces légumes…
Toujours est-il que par ce baiser volé en privé, il aura eu trente secondes de mon attention… avant d’être ignoré à jamais. Remarquez, d’autres hommes y arrivent très bien pour emballer les célibataires ! Une technique qui marche, donc ? Il faut croire mieux que la mienne…
1 « kiss » signifie « baiser » ou « bisou » en anglais.
Credits photo : naraosga a.k.a. Nara Vieira da Silva Osga
Réactions des lecteurs
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sheepyr a écrit le 24 octobre 2005 à 9:30 :
Plus je lis ta serie de note sur les chats, plus mon aversion grandis. J’ai abandonnée les chats depuis 2003 et je pense pas y revenir.
ralphy a écrit le 24 octobre 2005 à 9:43 :
Ton aversion ? À ce point-là ? Ça a dû de marquer, cette histoire de chat !
Pour ma part, n’ayant pas fait de « chat » à proprement parler au profit de MSN Messenger, je dois avouer que je préfère de très loin mes contacts MSN Messenger aux dizaines d’anonymes rencontrés sur un chat. Cependant, sur un chat, on a l’avantage d’y être surpris : que va-t-il m’arriver aujourd’hui ? vais-je me faire draguer par un lourd dingue ? vais-je me faire insulter ? vais-je rencontrer un mytho qui se fera passer pour une personne qui a besoin d’aide ?
De toutes façons, venir sur un chat, c’est impérativement se dire qu’on va mener la danse, sinon, on s’ennuie ferme. La plupart des intervenants ne viennent que pour parler en privé, et les quelques rares conversations publiques sont la plupart du temps dénuées d’intérêt, sans queue ni tête.
Parfois, on a de très bonnes surprises, cependant. Vraiment, très bonnes. Mais il est vrai, c’est rare… Ceci dit, ce serait tellement ennuyeux, si tout se passait parfaitement bien !
sheepyr a écrit le 24 octobre 2005 à 10:02 :
c’est exactement ce genre de surprise qui me rebute. D’autant plus que ayant été eu les clefs du système caramail j’ai eu largement le temps que constater que les « mytho » sont largement majoritaire.
ralphy a écrit le 24 octobre 2005 à 10:28 :
L’avantage d’un système tel que le chat de Lycos, c’est que les chatteurs obtiennent plus de fonctionnalités avec leur grade, qui augmente en discutant publiquement. Et il ne suffit pas de monologuer sans but, mais bel et bien de discuter, puisque les autres intervenants doivent répondre. Certes, ce système peut être assez facilement biaisé par un informaticien qui y réfléchit quelques instants (par exemple en créant deux comptes pour se parler mutuellement en permanence, notamment via un script quelconque… tiens, ça me donne des idées, ça ! ;-)), mais certainement pas par le commun des mortels, d’où un filtrage assez sensible (n’est pas informaticien qui veut), d’autant plus que les tout premiers grades ne peuvent accéder à toutes les pièces du chat. Bref, ça évite que des pseudos bidons ne pullulent les salons de discussion et permet aux chatteurs qui y font attention de faire un filtrage des pseudos un peu trop frais pour être crédibles.
angélique a écrit le 24 octobre 2005 à 12:17 :
en fait je le vois pas vraiment comme ça! il est vrai qu’on tombe souvent sur des personnes pas très claires mais j’ai aussi eu l’occasion de rencontrer des gens très bien avec qui je garde contact depuis bientôt deux ans
julie a écrit le 25 octobre 2005 à 5:53 :
V’la que tu excites même les mecs maintenant !
Puis méfie-toi : il y a de jolie chéries, toutes tendres, toutes jolies, qui montrent volontiers leurs seins mais qui réservent des surprises si on descend plus bas !
Dragueuuuuur, va !
ralphy a écrit le 25 octobre 2005 à 9:11 :
Je me passerais bien, chère julie, des plans drague avec ces messieurs, en particulier lorsque ceux-ci consistent à me parler des mensurations de leur organe reproducteur. En quoi une taille importante devrait-elle m’exciter ? Ravi que le monsieur veuille me le présenter en direct live grâce à sa webcam ? Je devrais être heureux d’imaginer un engin pareil me défoncer le derrière ?
En tant qu’hétéro très content de l’être, ça ne m’intéresse pas le moins du monde. Mais certains de ces messieurs ne semblent pas s’en préoccuper pour autant. Après tout, si je dis « non », c’est que je pense peut-être « oui » ? Je devine que c’est ce que doivent imaginer certains de ces mâles en chaleur qui n’arrivent pas à trouver une femelle compatissante à leur solitude. D’ailleurs, pourquoi cette solitude ? Ces messieurs devraient peut-être sérieusement envisager de se poser la question dans le but d’y apporter une réponse rationnelle. S’ils draguent tout ce qui bouge en sortant des « 25 cm » à tout va, je crains que cela ne résolve pas leur problème de célibataires endorcis…
Du coup, je me mets à la place des filles, moins nombreuses, et donc plus sujettes au harcèlement sexuel sur les chats. Car mine de rien, à force, ça en est ! Un « non » veut dire « non » et puis basta ! Ce n’est que lorsque les jeux amoureux impliquent le contraire, entre deux partenaires qui se connaissent et qui sont pleinement consentants que le « non » peut vouloir dire autre chose, dans certains cas bien précis et établis par les deux protagonistes du couple.
Certes, venir sur un chat « pour adultes » implique qu’on peut s’attendre en effet à des sollicitations, qu’elles viennent du sexe opposé ou non, mais de là à avoir à subir le sans gêne de ces exhibitionnistes en puissance, il y a un fossé, je trouve, du moins… « dans la vraie vie », comme on dit. Alors, pourquoi donc est-ce différent sur un chat »?
Pour le moment, cependant, je n’ai pas eu à faire avec des transexuels. J’espère, en tous les cas, que lorsqu’on envisage de changer de sexe, on a une réflexion suffisante sur la sexualité et sur les rapports amoureux pour ne pas importuner ceux qui ne désirent pas poursuivre davantage une conversation qui frôle dès le départ la vulgarité.
Pour conclure, je dirai, tout comme angélique, que j’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de personnes très sympathiques et agréables sur le chat, ainsi que dans la vraie vie. J’ai rencontré parmi mes meilleurs amis sur divers chats et je continue à entretenir des relations amicales très fortes avec nombreux d’entre eux. J’ai habité, travaillé et même monté une société avec des personnes dont j’avais fait la connaissance sur un chat. Aussi, certainement, oui, je confirme : il existe bien des personnes exceptionnelles sur les chats. Le seul problème, c’est qu’elles sont… exceptionnelles, donc rares.
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