Un esprit sain dans un corps sain
Un esprit sain dans un corps sain, ou comment soigner son mal être en commençant par assainir son corps

Contrairement à ce que certains peuvent penser de moi, je ne suis pas égoïste, égocentrique, ou encore narcissique. Je sais, certains peuvent se dire que cette affirmation n’est en rien crédible, lorsqu’elle est écrite sur un blog personnel gravitant autour d’une seule personne : son auteur, moi. Notez bien que j’ai de nombreux autres défauts ! Loin de moi l’idée de me croire parfait ! Quoi qu’il en soit, je le répète : je ne suis pas égoïste, je ne suis pas égocentrique, et je ne suis pas non plus narcissique. J’irai même plus loin : je suis un pauvre type vaguement con aux allures de SDF qui se sort à peine d’une longue maladie qui lui aura tout détruit, que ce soit sa vie personnelle, dont la santé, sa vie professionnelle, dont sa société, mais aussi, pour une part, sa personnalité. Ce week-end, comme une révélation : je dois changer.
Je me suis pesé, ce matin : 93,9 Kg (207 livres). Pour une taille de 1,86 m (6,1 pieds), cela représente un IMC de 27. Bref, c’est officiel : je souffre de surpoids. Compte tenu de ma taille et de ms habitudes sportives (inexistantes), je devrais peser entre 64 Kg (141 livres) et 86 Kg (191 livres). En fait, durant ma vie d’adulte, je suis passé de 65 Kg à 95 Kg en dix ans, soit environ 3 Kg (7 livres) de plus par an en moyenne. Certes, cette progression n’a jamais été linéaire, et j’avais même perdu 10 Kg (22 livres) en un mois au début de ma dépression nerveuse, mais la tendance se doit d’être inversée d’urgence pour atteindre le poids auquel je me trouvais bien dans ma peau, aux environs de 76 Kg (168 livres). Je me donne six mois pour y arriver, soit 3 Kg (7 livres) de moins par mois pour atteindre mon poids idéal fin juillet 2008. La méthode reste encore à identifier, mais je pense à un régime hypocalorique accompagné d’une pratique sportive modérée.
Outre le problème du surpoids, je dois passer quelques examens médicaux depuis des lustres. Rien d’alarmant, sinon qu’il faut cesser de les repousser au lendemain pour s’en occuper.
Par ailleurs, je vais tâcher de trouver un psy compétent pour m’accompagner à faire définitivement disparaître la procrastination dont les proportions sont devenues particulièrement graves durant ma dépression, mais qu’aucun médicament n’a réussi (ni essayé ?) à vaincre. Je pense donc à un suivi psychiatrique ou psychologique sur la base d’une psychothérapie comportementale. Certains pourraient penser que je suis juste fainéant et qu’il me suffirait de me bouger. Il ne s’agit pas d’un problème de volonté passager, et même si j’ai pris l’habitude de me lever en milieu, voire en fin de matinée, ce n’est pas non plus un symptôme de cette maladie. Je me trouve en proie à des blocages pathologiques qui m’empêchent de réaliser certaines tâches pourtant essentielles à une vie sociale épanouie (comme par exemple ouvrir mon courrier qui peut être abandonné sur mon bureau, sous mes yeux, durant un bon mois), et je suis prêt à abattre un travail conséquent dans d’autres domaines (moins essentiels, voire superflus) dans l’unique but d’en user comme prétexte à la non réalisation des tâches essentielles.
D’ailleurs, en matière de choses que je repousse, c’est de déménager. Il y a deux ans et demi, malade au point d’être devenu un zombie, j’ai été accueilli par mes parents à bras ouverts. Maintenant que je vais mieux, et avant de perdre ce qu’il me reste de santé mentale, je dois retrousser mes manches et déménager chez moi. Ma mère en particulier est une personne avec qui il est particulièrement difficile de cohabiter. Je ne développerai pas ici les détails de nos rapports, mais, comme beaucoup d’autres choses, ma mère peut-être adorable à petites doses. À fortes doses, elle peut devenir un véritable poison. Les recherches actives d’un nouvel appartement commencent donc dès la semaine prochaine. Pas de date butoir, cependant, mais mon impatience à couper le cordon ombilical grandissant chaque jour davantage, cela ne devrait pas trop tarder.
Durant longtemps, naïvement, j’ai cru en la force de l’esprit, indépendamment de toute notion de sensation physique. En tombant malade, j’ai compris que les pensées peuvent et sont aussi directement et indirectement influencées par des paramètres physiologiques, engendrant des comportements des plus divers. Pas besoin d’être malade pour s’en convaincre : l’alcool est connu pour déshiniber certains comportements. Ma démarche ne vise cependant pas à me droguer. Au contraire, je suis arrivé à la conclusion qu’un esprit sain a plus de chances de s’épanouir dans un corps sain. Je vais donc tenter de faire en sorte que le mien, de corps, devienne un peu plus sain qu’il ne l’est aujourd’hui. Bon, je vous laisse, j’ai quelques pompes à faire !
Réactions des lecteurs
Il y a 12 réactions pour l'article Un esprit sain dans un corps sain.
Alucard a écrit le 27 janvier 2008 à 20:29 :
Bonne chance alors,et ne grignote pas entre 2 pompes!
Caline a écrit le 27 janvier 2008 à 20:34 :
je t’accompagne en pensée dans tes efforts ^^
Jerry a écrit le 27 janvier 2008 à 20:57 :
‘tention, les pompes, c’est mauvais pour le dos! Le mien t’en dira des nouvelles… L’a eu un sacré coup de pompes ces dernières semaines…
Bon sinon, je confirme: pour les petites mèches qui retombent sur le front, change rien, c’est craquant!
HyperioN a écrit le 27 janvier 2008 à 21:57 :
Bonnes résolutions…
Pour ma part j’ai trouvé la solution dans une salle de gym où je retrouve des gars sympa avec qui je fais de la cardio… natation , marche et vélo
C’est plus efficace que de le faire seul;)
Bonne chance Ralphy
elfe_bleue a écrit le 28 janvier 2008 à 2:08 :
Je pense a toi mon grand ;)
pleins de becs
xxx
Cinn a écrit le 28 janvier 2008 à 8:14 :
Tous mes encouragements pour tes bonnes résolutions.
Juste un bémol quand même : juillet 2007, ça me paraît un peu serré comme délai. 2008, peut-être ?… :p
K a écrit le 28 janvier 2008 à 9:47 :
J’avais la même remarque que Cinn.
C’est bizarre de se donner une date déjà dépassée ! C’est ptêtre pas qu’une erreur de frappe. Bon ok ok je n’aide pas avec mes remarques à 2 balles.
Bon courage pour tout, ton physique, ta vie perso et ton indépendance, et ta vie pro sur un nuage
Roman Age a écrit le 28 janvier 2008 à 12:50 :
Tu as inverse les mots ‘malade’ et ‘maladie’ dans le texte (une fois le premier est utilise a la place du second, et plus loin le second est utilise a la place du premier). Ok je sais ce n’est pas bien mechant.
Sinon, habiter chez les parents a l’age adulte, c’est une chance lorsqu’on en a besoin (vraiment besoin ce qui a ete ton cas), mais des lors que le besoin immediat disparait je pense qu’etre independant devient une priorite, une necessite meme.
ralphy a écrit le 28 janvier 2008 à 17:12 :
Alucard > j’ai cessé les grinottages et les pompes quotidiennes me font souffrir horriblement. J’ai probablement trop vite attaqué dès le début. Mais je persévère. Perdre 100 grammes par jour chaque jour pendant 180 jours, c’est à ce prix-là que l’on l’obtient.
Jerry > À te lire, il y a beaucoup à changer avant de devenir un véritable Prince Charmant. Gageons que quand on perd 18 Kg de soi-même, on peut y arriver sans nécessairement se raser le crâne. Ce ne serait pas très efficace, cependant, de commencer par-là. D’ailleurs, je me suis pesé après être revenu de chez mon coiffeur préféré. Sans doute aurais-je dû le faire avant pour pouvoir prétendre avoir maigri de mes cheveux dès la toute première journée de régime ?
HyperioN > Mon imminent déménagement ne me permettra pas d’investir dans un abonnement à la salle de sport dans l’immédiat. Aussi, je me contenterai de sports de pauvres, en attendant de devenir riche au point d’avoir une vie de sportif amateur.
elfe_bleue > Ton réconfort est toujours aussi agréable, merci.
Cinn > Depuis que j’utilise la Time Machine sur mon nouveau Mac OS X Leopard, je perds un peu la notion du temps et j’oublie parfois de revenir dans le présent pour parler au futur partagé avec mes contemporains… Heureusement, ceux-ci, bienveillants, comme toi, se proposent de corriger mes erreurs temporelles, de sorte que je peux continuer dans un semblant de réalité. Merci.
K > Je te remercie pour tes encouragements et ta vigilence.
Roman Age > Quand j’allais à l’école, mes professeurs m’expliquaient que le meilleur moyen de s’améliorer en orthographe était de lire. Lire des livres, des œuvres littéraires, pas des magazines, car il paraît que cela ne compte pas. En réalité, ce qui permet de s’améliorer en écriture, ce n’est pas tant la lecture, mais l’écriture, avec des correcteurs humains qui relisent avec soin tout ce qui est écrit et font remonter les erreurs en vue de les corriger. Merci à toi aussi, donc.
Pour ce qui est de l’indépendance, elle est vitale, en particulier à l’âge adulte, et dès que les besoins primaires ont satisfaits et que la survie n’est plus en question, il est primordial de marquer et d’assumer son indépendance. C’est en cours, donc, et j’espère que dans les semaines à venir, je saurai trouver un petit nid douillet où me loger, y vivre.
HyperioN a écrit le 28 janvier 2008 à 21:28 :
La richesse c’est le désir de faire un sport ;)
Le reste n’est que l’emballage
Belle soirée à toi…
oups !! Et le Chat !!!! :))))
patricia a écrit le 29 janvier 2008 à 9:53 :
Essaye le soft optimism http://www.dietmindspirit.org/01/24/optimism-10/
ainsi que le nutritionist:
http://www.nutritionist.buildmy.ws/Nutritionist/Overview.html
Le fait de noter ce que tu mange et tes reactions aux aliments est un grand allié. Dans mon cas, le jour ou j’ai decouvert que le café industriel me rendait aggressif, j’ai basculé sur du café bio ( malheureusement pour moi j’adore le café et j’aurai du mal a m’en passer ).
Depuis que je bois du café bio, tout va bien, en fait les produits chimiques ( pesticides et conservateurs ) dans certains aliments ont des effets parfois surprenant, voir devastateur sur notre cerveau… Le tout est de savoir les reperer en etant a l’ecoute de son corps.
evilbee555 a écrit le 4 décembre 2009 à 19:29 :
allez un petit dernier message et j’arrête car il faut vraiment que je travaille. Si jamais tu as besoin de conseils sur ce point sache que j’ai perdu 15 kg en 8 mois ( à partir de l’arrêt des médicaments) le tout sans me priver ni consommer des poudres beurk ou régimes à la con. J’étais à 85 kg pour 1m73 (dommage pour une fille^^) donc imc de merde MAIS attention cet imc est bien trompeur car il faut prendre en compte l’ossature etc . Mais effectivement un esprit est plus sain dans un corp sain
après autant cet article est obsolète auquel cas supprime mon post s’il te plait;)
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