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Je suis un type sans gêne, non ?

À chaque fois que je vais au cinéma, ce n’est pas juste pour voir le film, non, c’est aussi pour prendre un grand cornet de popcorn. Ce serait tellement moins drôle autrement !

Autant vous dire que j’ai été déçu. Certes, le film, plutôt bien accueilli par la critique et même les spectateurs, est loin d’être mauvais, mais il lui manque pourtant l’essentiel : l’émotion. Pas un instant, je n’ai ressenti autre chose que l’injustice, l’histoire contée n’étant pas si prenante. Mais passons.

L’homme me rend mon billet, me regarde avec incrédulité : « bon film et… bon appétit ! » Oui, je ne viens pas au cinéma pour juste voir un film, mais aussi pour prendre du pop corn, et parfois plus, comme cette fois-ci. En montant les marches du nouveau mégaplex, j’ai noté avec étonnement qu’il fallait prendre un escalier pour accéder à l’escalator. J’ai aussi remarqué avec intérêt que si je faisais tomber mon cornet de popcorn, j’arroserais ainsi tout le rez de chaussé, l’escalier design étant « troué » entre les marches. Si, si, je me comprends.

Toujours est-il que je vois des gens attendre. « Si je comprends bien, la salle n’est pas encore accessible ? » J’adore enfoncer les portes ouvertes. Ca permet de briser la glace et d’en profiter pour souhaiter le bonjour aux autres spectateurs. « En réalité, nous attendons une projections dans le couloir ! » me répond une jeune femme assise sur le parapet avec une amie.

Début de soirée à peine, je me dis que les gens dînent à cette heure-ci, et que par conséquent, surtout pour un film en version originale sous-titrée, il n’y aurait pas beaucoup de monde. Et j’ai eu tort. La gigantesque salle se remplit petit à petit. Mais je m’en moque. Etant arrivé parmi les premiers, je choisis ma place parmi les meilleures disponibles. J’installe ma veste sur la place d’à côté, ainsi que mes victuailles pour étudier le programme cinématographique des soirées à venir.

« Il y a quelqu’un à côté de vous ? des deux côtés, je veux dire ? » Les deux couples qui s’étaient installés après mon arrivée ont tous deux marqué un siège vide afin de préserver leur espace d’intimité. Je réponds clairement que les deux places sont vides, que je débarrasse ma veste tout de suite. Mais l’homme — on s’en serait douté — continue. « Il n’y a aucun souci, il y a bien deux places de libres, une à ma gauche, une à ma droite, je vous en prie, installez vous. Mais non, moi, je ne bougerai pas. »

Il n’a pas insisté. Mes voisines ont été plus conciliantes.

Au fait, je vous ai dit que j’avais un gigantesque cornet de popcorn ? Et vous avez déjà entendu quelqu’un manger du popcorn dans le noir sans faire de bruit ou en renverser partout ? Je suis un type sans gêne, hein ? Et dire qu’en plus, le film ne m’a même pas plu…


Réactions des lecteurs

Il y a 5 réactions pour l'article Je suis un type sans gêne, non ?.

Cinn a écrit le 19 novembre 2008 à 9:43 :

ralphy

Pour le coup, je ne comprends pas ton refus de changer de place ?

– Je ne pense pas que ce soit pour la qualité du visionnage : lorsqu’une place est l’une des meilleures de la salle, la place voisine est en général tout aussi agréable à occuper (sauf si on est petite et que le voisin de devant est très grand),
– tu aurais fait plaisir au couple sans très gros effort, après tout,
– quant aux deux couples voisins, si la salle était bondée, ils n’auraient finalement donc pas eu l’ « intimité » qu’ils recherchaient.

Donc certes, tu étais dans ton droit, mais… à quoi bon? Il doit y avoir des éléments qui manquent à ton explication, je le sens.

Et au fait… c’était quoi, le film ?


Luthecia a écrit le 19 novembre 2008 à 11:19 :

ralphy

Je suis comme Cinn, je reste sur ma faim. Mais quelle était donc la raison de ce refus? Les empêcher de se bécoter pendant tout le film? Ne pas se retrouver coincé entre deux couples qui n’étaient pas là pour voir le film? Je suis perplexe!

Sinon, en passant, un escalier « troué », c’est un escalier sans contremarche. Et le fait de voir ce qui ce passe sous l’escalier me met toujours extrêmement mal à l’aise puisque ça suffit à me donner le vertige… Mais j’avoue que la douche de popcorn, ça ne m’était jamais venu à l’esprit! ;)

PS: tiens, les commentaires ne sont pas passés à l’heure d’hiver…


La souris blonde a écrit le 19 novembre 2008 à 12:04 :

ralphy

« J’adore enfoncer les portes ouvertes. Ca permet de briser la glace et d’en profiter pour souhaiter le bonjour aux autres spectateurs. « En réalité, nous attendons une projections dans le couloir ! » me répond une jeune femme »
Oh, c’était bien tenté, ça, et elle t’a bien repéré, aussi, dragueur au pop-corn…
Pour le cornet de popcorn, oh, tu n’as sans doute pas fait plus de bruit que les couples occupés à se bécoter pour tromper, eux aussi, l’ennui du film.
Quel film, au fait, quel film donc mérite une aussi bonne publicité?


ralphy a écrit le 19 novembre 2008 à 15:05 :

ralphy

@Cinn & Luthecia : En réalité, il y avait une raison, même si elle est tout à fait incompréhensible pour beaucoup de monde.

Je « souffre » du syndrome de Gilles de la Tourette, à savoir que j’ai des tics, dont cligner des yeux ou encore à tourner la tête, etc., je supporte peu d’avoir quelqu’un assis immédiatement à ma gauche, au cinéma. Si le siège immédiatement à ma gauche est pris, quelle que soit la personne qui y est assise, la fréquence de mes tics augmente de manière spectaculaire, de sorte qu’autant je ne peux profiter du film, autant mon voisin se sent lui aussi gêné, d’autant plus s’il s’agit d’un inconnu qui ne comprend pas mon handicap et — film oblige — je ne peux le lui expliquer. Cela me vaut parfois des remarques d’agacement de mes voisins d’à côté ou de derrière.

Pour ce qui est de ce couple, il n’avait pas besoin d’être assis au centre de la salle, d’autant plus en arrivant immédiatement avant le début du film, alors qu’ils auraient pu venir ne serait-ce qu’un quart d’heure avant.


ralphy a écrit le 19 novembre 2008 à 15:09 :

ralphy

@La souris blonde : Le film qui m’a déplu fut L’échange, où le spectateur comprend bien et ressent la frustration, mais ne ressent pas l’émotion qu’une mère peut ressentir de voir son fils disparu dans l’indifférence générale.

Si les décors valent le détour, si les effets spéciaux sont assez bien faits, si les accessoires et costumes sont agréables à regarder, j’ai trouvé que le film manquait l’essentiel, à savoir cette émotion qu’une action plus soutenue et des personnages plus présents auraient permis de ressentir. Il y avait matière à faire un bien meilleur film que ce que Clint Eastwood nous a fait là.

Ceci étant, la presse ne semble pas d’accord avec moi, tout comme la majorité des spectateurs, si je me fie aux diverses critiques que j’ai pu voir.


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